L'opération "Refuges pour les chauves-souris" est une campagne de conservation des gîtes de chauves-souris dans le bâti et les jardins créée et conduite par le Groupe Mammalogique Breton (GMB) depuis 2006. Cette opération, transcrite aujourd’hui à l’échelle nationale, est menée par la SFEPM avec l’appui en région des associations locales ou groupes chiroptères existants.

En fait, les universités, l'écologie, le coût de la vie, les quartiers calmes sont très importants. Mais, notre santé est réellement cruciale. Plusieurs médicaments sont populaires. D'autres traitent une affection particulière comme le rétinoblastome. Certainement le plus populaire est Kamagra. Beaucoup de consommateurs connaissent "Acheter du Kamagra Oral Jelly". Ce que les chercheurs parlent de "achat Kamagra"? Beaucoup de sites Web le décrivent comme "achat Kamagra Oral Jelly". Parfois, les hommes qui boivent excessivement comme la marijuana trouvent difficile de maintenir une érection et se tourner vers les médicaments sur ordonnance pour une solution temporaire. Avec leurs effets utilitaires, la plupart des médicaments, même ainsi, peuvent causer des séquelles dangereuses bien quel la plupart du temps pas tout le monde les éprouve. Ne conservez pas les génériques périmés. Prenez-les à votre pharmacie locale qui disposera d'eux pour vous.

Le Refuge pour les chauves-souris est une convention entre la structure relais locale, qui s’engage à procurer conseil et assistance aux signataires de Refuges, et un propriétaire collectif ou privé qui s’engage à respecter des préconisations visant à garantir la conservation d’espaces occupés ou disponibles pour les chiroptères. La traduction concrète de cette convention réside dans une adaptation des pratiques d’entretien du bâti et des jardins à la préservation des chauves-souris.

Si vous être intéressés par la réalisation d'un refuge en Pays de la Loire, n'hésitez pas à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. du Groupe Chiroptères Pays de la Loire qui vous accompagneront dans la démarche.

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Mieux qu'un long discourt le temoignage en images d'une famille passionnée de qui a franchit le pas de la convention

" Refuge pour les chauves-souris :

En direct de chez David ...

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Lorsque nous avons, début 2011, déménagé en Vendée avec ma femme et mon fils,je savais qu'habiter dans un petit village perdu dans le bocage nous offrirait moult merveilles naturalistes à savourer au quotidien. J'étais toutefois loin d'imaginer que les chauves-souris et leur monde allaient à ce point devenir mon principal centre d'intérêt et de fascination, sur le pas même de ma porte.

 

Elles étaient partout pour qui prenait le temps de regarder : derrière les volets laissés ouverts l'été durant par notre propriétaire, dans leurs granges, dans les linteaux des portes, dans les trous du pignon en pierre de la maison, sous les tuiles... élevant leurs petits et chassant les insectes la nuit venue dans les potagers ou parmi les vaches, dans les stabulations des exploitations environnantes ou les champs. Il faut dire qu'ici tout concourait particulièrement à leur bien-être : un réseau de haies qui a peu souffert du remembrement, de vieux arbres-gîtes préservés, des mares en nombre... Même si objectivement rien ne laissait vraiment imaginer qu'elles en aient un réel besoin, l'idée de contribuer à leur bien être s'est quand même fait sentir à la vue de quelques écueils auxquels elles pouvaient être confrontées, comme par exemple ces ouvertures ici ou là dans les dépendances ou les granges, qui restaient colmatées par du grillage à poule.

Aussitôt dit aussitôt fait ! Le mortel grillage a été tout simplement « éradiqué » de la propriété, ce qui a amené à improviser au passage de menus travaux ça et là pour optimiser quelques ouvertures : ici un dessus de porte à raboter, là une trappe à ouvrir...L'idée qui s'est imposée d'elle même est au final très simple : veiller à rendre la cohabitation entre les habitants et les animaux anthropophiles la plus saine possible. Ce qui arrangeait les uns ne devant pas déranger les autres...

Ensuite sont venus les nichoirs. A grand renfort de bric et de broc, et tout en suivant lesconseils disponibles sur internet (auprès notamment du GMB), trois nichoirs ont été installés en extérieur, un vers l'est et deux plein sud. Ils n'ont certes pas la faveur des animaux qui leur préfèrent les anfractuosités du pignon de la maison, mais qu'importe, l'opportunité de s'y abriter quand bon leur semblera leur reste acquise. D'autres nichoirs - sept pour l'instant - ont été installés en intérieur, dans une petite dépendance à la toiture en piteuse état, ainsi que dans une grande grange à la charpente magnifique, déjà régulièrement occupée, été comme hiver. Les nichoirs de la petite dépendance, un bâtiment où jusque là aucun indice ne laissait présager de la tenue de chauves-souris, n'ont été occupés qu'à l'occasion des plus fortes chaleurs de l'été, rendant du même coup évidente son importance écologique à ce moment précis. Les nichoirs de la grange ont, quant à eux, été acceptés immédiatement. Il faut dire aussi que la « pression démographique » y est forte, et que quelques appartements supplémentaires n'avaient rien de superflu !

Sachant que beaucoup d'espèces de chiroptères sont des adeptes de linteaux de granges, il a été question d'en nettoyer certains que le temps avait fini par presque totalement colmater. Là aussi la récompense a été immédiate : aussitôt propres, aussitôt habités ! Parmi les six espèces identifiées pour le moment sur la propriété, ce sont surtout les barbastelles qui se sont montrées les plus opportunistes vis à vis de ces aménagements. A l'automne, elles s'y regroupaient par petits groupes de 3 à 12 individus. Les nichoirs ont quant à eux plus eu la faveur des pipistrelles communes et de Kuhl, même si occasionnellement quelques murins (a priori de Natterer) sont venus s'y reposer, notamment cet automne.

Lorsque l'on effectue quelques aménagements de ce genre,  cela intrigue forcément  un peu les voisins. Mais il s'agit là d'une opportunité fabuleuse !  Cela permet de créer une « passerelle » avec eux : ils reviennent vers vous dès qu'ils soupçonnent chez eux le moindre mammifère volant... J'ai ainsi pu suivre par exemple une colonie de barbastelle qui se déplaçait de gîte en gîte avec ses petits, chez trois habitants différents dans le village. Il s'agit là aussi d'une excellente opportunité de sensibiliser, ou tout du moins d'expliquer les choses : oui les chauves-souris sont des animaux protégés, non il n'y a rien à en craindre, oui elles sont de précieux auxiliaires du jardin dont elles chassent de nombreux ravageurs, oui leurs guano peut faire quelques taches mais rien d'irrémédiable... Du coup, fini le temps où elles étaient parfois chassées à coup de jet d'eau de chez certains, c'est désormais avec plaisir et surtout compréhension qu'elles sont accueillies.

 

C'est en cela que réside l'intérêt de cette opération « refuge pour les chauves-souris » à mon humble avis. En une démarche finalement très peu contraignante pour qui d'emblée a pris de bonnes habitudes de vie au regard de la nature, une démarche qui a valeur d'exemplarité, non pas pour se montrer, ou flatter son égo écolo, mais juste pour témoigner que oui, il est possible de vivre simplement et surtout harmonieusement avec cette faune au plus proche de nous.

 

David